Je suis créatrice de lampes en calebasse (gourde) dans la Loire. Mon travail est entièrement artisanal: je gère le processus de A à Z, de la plantation de la graine jusqu'à la conception du socle sur mesure, en passant par la peinture à base de pigments et d’ocres. Chaque pièce est unique. En 2020, j’ai fait le choix de la liberté. Après de longues études et quelques années de travail, j’ai décidé de tout lâcher, de quitter la ville, et de retourner à ce qui est pour moi essentiel : la terre, la nature, les choses simples.
La permaculture est devenue mon nouveau chemin, une façon d’interagir avec le vivant, mais aussi une façon de vivre une vie plus alignée et cohérente avec mes valeurs. C’est en travaillant pendant quatre ans avec une productrice de semences paysannes que j’ai découvert la calebasse. C’est elle qui m’a offert un stock de calebasses, qui dormait dans un carton au fond de son garage depuis dix ans, intact, comme si le temps n’avait aucune prise sur ce matériau. J’ai découvert ses usages ancestraux et contemporains, et qu’il était possible d’en faire des abat-jours.
Le colibri est devenu ma signature, symbole de cette légende amérindienne si connue et que j’aime tant. Elle raconte qu’un petit colibri, face à un immense incendie de forêt, transportait inlassablement, goutte par goutte, de l’eau dans son bec pour tenter de l’éteindre. Aux autres animaux qui se moquaient de ses efforts dérisoires, il répondait simplement : « Je fais ma part. »
Certains diront que le colibri était fou, fou de croire qu’il pourrait à lui tout seul venir à bout de cet énorme incendie, fou de croire que de minuscules gouttes d’eau changeraient quelque chose. Moi je pense que l’état mental du colibri importe peu, ce qu’il faut retenir de cette histoire est l’écho qu’a eu son acte : il aura sûrement entraîné dans son sillage de nombreux animaux, capables, ensemble, d’avoir un impact plus important sur cet incendie.
Cette légende guide mon travail. J’aimerais apporter ma petite part de beauté et de chaleur dans les foyers, une lampe à la fois. Chaque création est ma goutte d’eau, ma contribution à un monde plus doux.
Dans une société de plus en plus injuste, de plus en plus uniforme et conformiste, j’essaye de faire ma part. Je ne suis ni la première, ni la dernière : chacun à notre manière, selon nos propres moyens, besoins, possibilités et envies, nous pouvons participer à un monde plus beau, plus vrai et plus juste. Juste envers la nature, juste envers les autres et juste envers nous même.
Alors dans mon petit jardin en permaculture, je cultive mes propres calebasses (aujourd’hui je parviens à produire moi même presque 40% des mes abat-jours !). Je perfectionne sans cesse mon style, passant du dessin libre aux motifs géométriques, créant jeux de lumières et contrastes.
Mes peintures sont naturelles, à base de cire, d’ocres et de pigments. Je fabrique mes socles en bois – tantôt des rondelles d’essences de bois nobles comme le chêne ou le noyer dans leur beauté brute, tantôt découpés par mes soins dans des planches puis teintées pour un style plus contemporain et épuré.
Chaque luminaire est une pièce unique, éco-responsable et durable. C’est ma goutte d’eau, ma façon d’illuminer les intérieurs, une maison à la fois, avec un peu de tendresse et de douceur.
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